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Aldrik Valenfort

De LaBoulangerie

Aldrik Valenfort

Aldrik naquit au sein de la noble famille Valenfort, une lignée ancienne, respectée, et pourtant discrète. Bien qu’elle côtoie régulièrement la couronne, la maison Valenfort demeure classée parmi la moyenne noblesse, préférant l’ombre à la lumière. Son père, Kaelen Valenfort, et sa mère, Lissia Thorneval, tous deux issus de la basse noblesse, obtinrent le titre de baron en récompense de leurs loyaux et nombreux services rendus au royaume de Kretoria. Une ascension méritée… mais loin d’être innocente. Car derrière leur façade honorable se cache un secret jalousement gardé. Depuis des générations, chaque enfant Valenfort prête un serment de sang; servir la couronne, préserver la stabilité du royaume… à n’importe quel prix. Les Valenfort ne sont pas de simples nobles. Ils sont les architectes invisibles du pouvoir. Maîtres des passages secrets, manipulateurs de l’ombre, organisateurs du renseignement royal, ils tissent une toile d’espions, d’informateurs et de secrets. Leur mission : connaître chaque murmure, chaque trahison, chaque menace — qu’elle soit interne ou étrangère. Aldrik grandit dans cet héritage. Dès son plus jeune âge, il fut formé aux arts qui ne s’enseignent pas aux enfants géopolitique et jeux d’influence éloquence et manipulation maniement de la dague et de l’arc discipline mentale et loyauté absolue Aux côtés de son frère aîné, Lysander, il signa de son propre sang le Traité du Silence Sanglant, scellant à jamais son destin. À ses dix-huit ans, Aldrik entra officiellement au service de la couronne. Aux yeux du royaume, il n’était qu’un capitaine de la garde, loyal et efficace. Mais dans l’ombre, il devint le directeur des services secrets internes, contrôlant les intrigues au cœur même du pouvoir. Son frère Lysander, quant à lui, dirigeait les opérations extérieures. Tout était parfaitement orchestré. Jusqu’au jour où tout bascula. Lors d’une mission diplomatique vers un royaume voisin, leur père disparut en mer. Ni le navire, ni l’équipage, ni le moindre débris ne furent jamais retrouvés. Un silence… trop parfait. Cette perte brisa quelque chose en Aldrik. Ses certitudes vacillèrent. Sa foi en la couronne se fissura. Quelques années plus tard, la maladie emporta leur mère. La tuberculose réduisit à néant la dernière figure de douceur qui subsistait dans sa vie. Avec elle s’éteignit le dernier refuge d’humanité d’Aldrik. Désormais, seuls lui et Lysander subsistent. Les derniers héritiers des Valenfort. Les derniers gardiens d’un serment ancien. Et dans l’ombre du royaume, ils perpétuent encore… le Traité du Silence Sanglant. Aldrik prit en expérience et en stature avec le temps. Son frère et lui devinrent rapidement des hommes reconnus pour leur efficacité ainsi que pour leur stoïcisme. Cette petite popularité aurait pu durer encore longtemps, mais un événement allait finalement pousser Aldrik sur le devant de la scène. Alors capitaine de la garde, il reçut une mission particulière aux deux objectifs précis : neutraliser un opposant politique et repousser un bataillon envahisseur venu d’un royaume voisin. Ainsi, Aldrik se lança dans un voyage périlleux aux côtés de sa division appelée la Section Barrage.

La Section Barrage portait ce nom car elle existait pour repousser les forces ennemies en dernier recours, lorsque toutes les autres divisions avaient échoué. Mais parmi les soldats, elle était connue sous un autre nom ; le Bataillon Cimetière. Ce sobriquet venait du fait que tout homme envoyé dans cette division était destiné à mourir. Seuls les plus forts survivaient à la bataille suivante… avant d’être de nouveau envoyés vers une mort presque certaine. Aldrik Valenfort dirigea alors sa division vers les frontières sud et y prépara un piège d’une brutalité remarquable. Alors que les forces du royaume voisin s’avançaient vers la division d’Aldrik, la moitié du Bataillon Cimetière les avait déjà encerclées depuis leur entrée sur le territoire. Car ce n’était plus une bataille… mais une chasse, et le Bataillon Cimetière y jouait le rôle des prédateurs. Au cours de l’affrontement, les pertes ennemies s’élevèrent à près de quatre mille hommes sur cinq mille. En face, sur les cinq cents soldats du Bataillon Cimetière, seulement cinquante-six trouvèrent la mort. Et c’est là que beaucoup se demandèrent pourquoi il était réputé presque impossible de survivre au sein du Bataillon Cimetière. La réponse était simple : ce qui tuait les soldats n’était pas l’ennemi… mais leur propre haut commandement. Aux yeux de celui-ci, un homme incapable de prouver sa valeur n’était qu’un déchet méritant la mort. À la suite de cette bataille, quatre cents hommes furent exécutés et immédiatement remplacés par quatre cents nouveaux soldats. Seulement quarante-quatre hommes furent jugés assez valeureux et efficaces pour survivre au sein de la division d’Aldrik. Parmi eux, Aldrik lui-même, ainsi que deux soldats nommés Lorik et Jules, surprirent leurs ennemis grâce à des techniques de combat hors du commun. Munis d’une mace, d’une lance, ainsi que de quelques perles et wind charges, ils s’illustrèrent comme les véritables piliers de cette division, abattant à eux trois plus de la moitié des forces ennemies. Très vite, cette bataille opposant cinq mille hommes à seulement cinq cents fit la une des journaux. Mais plus encore que le massacre ennemi, ce furent les centaines d’exécutions ordonnées par le haut commandement qui marquèrent les esprits. C’est après cet événement qu’Aldrik reçut le surnom de “The Great Reaper”. La Grande Faucheuse… et son Cimetière venaient de naître.


La famille Valenfort